Différents types de masques

En cette période de pandémie, de nombreux habitants sont prêts à fabriquer des masques en tissu. Nous sommes conscients de la portée non médicale de ces masques mais convaincus de leur utilité pour des usages bien spécifiques.

Il s'agit de masques pour se rassurer, rassurer la population et redonner confiance pour prendre un bus ou faire les courses...

Le masque permet de rencontrer des gens, de livrer des plats, etc et quand même de filtrer pas mal de choses si on fait attention à ce qu'on utilise et aux différentes couches.

Bon à savoir : le coronavirus se transmet de manière aéroportée, c'est-à-dire soit par :

  • transmission par gouttelettes ;
  • transmission aérienne.

Si on isole la source, alors il y aura moins de risque de transmission. Et comme il y a deux moyens de transmission, alors il y a deux moyens de bloquer la source.

Il existe deux types de masque.

Le masque chirugical (anti-projections)

Son objectif principal : retenir les gouttelettes ou les sécrétions des voies aériennes supérieures de celui qui porte le masque. Il est recommandé de le changer toutes les 3h s’il est porté en continu.

Lorsque le masque est porté par le personnel soignant, cela va lui permettre de protéger le champ opératoire, le matériel, son environnement de travail.

Lorsque le masque est porté par une personne malade, il lui permet de protéger son entourage. Il retiendra les postillons, les gouttelettes...

Lorsque le masque est porté par une personne non malade, il lui permet de se protéger d’une éventuelle contamination par gouttelette, en empêchant la transmission par contact ! Puisque le nez et la bouche sont recouverts, le transfert main-bouche est bloqué : c’est ce qu’on appelle un geste barrière.

Le masque de protection respiratoire

Ce dernier n'est pas un dispositif médical !

Ces masques sont testés à l’inspiration, c’est à dire de l’extérieur vers l’intérieur. Ils sont d’ailleurs reconnaissables grâce à la présence d’une valve. Ces masques, afin d’être efficaces, doivent être parfaitement adaptés à la forme du visage de celui qui le porte. Ces masques sont classés selon 3 catégories : FFP1, FFP2 et FFP3. Son objectif : protéger celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux qui se transmettent par voie aérienne. Ces masques se portent plusieurs heures d’affilée (jusqu’à 8h pour certains). Ils ont une date de péremption, ce qui ne permet pas de les stocker sur la durée. Ces masques sont portés par le personnel médical, en contact proche avec des malades et réalisant des gestes à risque avec ces derniers (intubation par exemple).

Les masques en tissu sont-ils utiles ?

Un masque en tissu cousu dans des chutes de tissu vestimentaire a une certaine efficacité envers la transmission de gouttelettes et la transmission par contact. Or le virus du COVID-19 se trouve dans les gouttelettes !

Donc, tout masque « maison » même s'il n'est pas un dispositif médical, ni un masque anti-transmission au sens de la directive européenne va néanmoins limiter la transmission des postillons et améliorer les gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche ! Un masque en tissu, c’est donc mieux que rien !

Et pour le corps médical ?

Un masque en tissu n’est pas un dispositif médical.

Chaque masque est conçu avec une ouverture permettant de mettre une 3ème couche qui sert de filtre. Chaque matin, la personne prépare un filtre dans chaque masque, et part avec ces 5 masques (donc masque+filtre). Dès qu’elle sent que l’air respiré devient trop humide, elle change de masque. Elle ne change pas le filtre : elle change TOUT.

À la fin de son poste, lorsqu’elle rentre chez elle, elle jette les filtres à la poubelle et nettoie son masque. Deux façons de faire : soit en machine, lavage standard puis sèche-linge si vous voulez. Soit elle les passe au défroisseur vapeur ou au fer à repasser en mode vapeur pendant 5 minutes. Il semblerait que la vapeur (100°C donc) tue la plupart des virus et des bactéries.

Source : coutureetpaillettes.com